INDE:
Bombay
Le soleil s'est
levé depuis au moins depuis une
heure. Le long des voie ferrées plusieurs km avant la gare, s'élève des
constructions anarchiques "réhabilitées"
Un
homme se lave, coincé entre le voie ferrée et un semblant de mur qui parait
branlant. Une
grand misère s'en dégage. Qu'allons nous trouver à Bombay?
Dans
les salles de la gare les même enfants que ceux des voies viennent mendier
une roupie, un stylo.
Quelques marches et premier saut dans un des trains
locaux qui sillonnent la
ville. Surprise :
Plusieurs wagons sont réservés aux femmes ‘ladies only’. Si ce n’est
pas de la galanterie ! Toujours ce paradoxe avec les femmes tantôt
dénigrées
voir violentées tantôt protégées et privilégiées… Ainsi des queues sont réservées
aux femmes dans la plupart des gares. Quand on connaît la longueur
moyenne des files d'attente au guichet on ne peut que le souligner et dire
merci ! Je saute dans le wagon femme avec le sac de Nabil qui entre déjà
péniblement sans son sac dans le wagon homme. Les femmes sont assises
sur le sol face aux portes ouvertes pour profiter de l air frais . Les
conversations vont bon train ! A
chaque arrêt les voyageuse descendent ou montent dans le wagon d un pas léger
. L'une vêtue a l’occidentale l'autre en sari. Celle
la transporte un lourd panier sur sa tête, peut être du poisson,
l’autre un petit sac à main en bandoulière m’a tout l’air dune étudiante.
Les sourires sont éclatants.
On
se retrouve a la Church Gate
station. Cette gare est à elle seul un vrai monument, immenses vitraux, arche
gigantesque. On pourrait faire
payer la visite ! A
la sortie on nous indique un bus qui nous rapproche du quartier des
hôtels. Le
bus s'arrête a peine (petit ralenti devant la station) et il faut quasiment
monter en marche. Avec le sac a dos c’est du sport mais pas
de casse. Tranquille à bord on attend un peu trop longtemps avant de se décider
à descendre. Résultat : petite marche d’un km en sens
inverse ! En première visite de la ville…
Libérés
de nos bagages, on s’en va faire un tour vers des Dobhi ghats ou près de
5000 lessiveurs lavent le linge de tout Bombay ! Vu du haut l’étendue
de bacs est impressionnante. Se succèdent eau noirâtre ou limpide, linge
s'amoncelant en tas ou séchant au soleil. Les dobhi Wallah battent le linge
en cadence : un pressing en plein air à la mode indienne!
Sur
le chemin du retour face à face avec un bidon ville a peine dissimulé
derrière un petit muret. Le contraste avec Les gratte ciel vitrés a
quelque chose de saisissant . On continue notre exploration de la
ville avec les fameux bus qui ne s'arrêtent jamais : sans les sac la manœuvre
est plus aisée. On par voir la fameuse mosquée Hadj Ali qu’on ne peut
rejoindre que par une digue à marée basse : elle est à demi plongée
dans la baie. L’activité est intense, les pèlerins se pressent sur la
digue qui se recouvre d’eau par vagues successives. Les enfants trempés
hurlent, ravis. Les mendiants sont nombreux, la lèpre a fait des ravages
ici aussi.
Juste
avant de franchir les portes de la mosquée une bonne odeur de méchoui assaille les passants. Plusieurs échoppes se sont installés devant la
porte. L’atmosphère est à la fête ; la prière vient de s ‘achever :
un endroit serein et animé à la fois. Dîner dans le quartier musulman :
les byrianis sont succulents. La ballade révèle une vieille ville
grouillante et animée. Ce
matin, petit tour au Taj Mahal Hotel, peut-être l’un des hôtels les plus beaux de
toute l’Inde. L’extérieur majestueux ne rend pas du tout compte de la
richesse des décorations à l’intérieur du bâtiment. Bois précieux
sculptés avec raffinement. Marbres, miroirs à profusion. La piscine abritée
sous le patio est propice à la détente. Un petit tour à la Gate of
India et promenade sur le quai. Quelques badauds indolents et des
marchands ambulants ; à cette heure peu de sollicitations, juste le
ressac des vagues…
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